Le vote pour une Stratégie nationale de lutte contre l’intimidation, proposée par Dany Morin, aura lieu le mercredi 21 novembre. Le parti conservateur n’a toujours pas indiqué s’ils appuieraient cette motion.  Ici Dany nous explique les effets de l’intimidation sur les jeunes Canadiens  et l’importance de sa motion.  Appuyez la motion de Dany en signant la pétition de Réponse citoyennne et Rabble.ca

Dany Morin (Chicoutimi – Le Fjord, NPD)

Après avoir été élu, j’ai rencontré notre ancien chef de parti, Jack Layton, afin de discuter de l’avenir de notre parti, de notre pays, et du mien. Lorsqu’il m’a demandé quel genre de travail je souhaitais faire sur la Colline, je lui ai parlé d’un enjeu crucial pour les jeunes d’aujourd’hui : l’intimidation. Quand j’étais à l’école, j’étais moi-même victime d’intimidation. Je connais très bien les conséquences négatives que cela peut avoir pour un jeune.

Depuis mon élection à la Chambre des communes, il y a eu pas moins de cinq cas où des jeunes se sont enlevé la vie après avoir été victime d’intimidation : Jamie Hubley, Jenna Bowers-Bryanton, Chris Howell, Marjorie Raymond, Mitchell Wilson et Amanda Todd. Tourmentés et malheureux, incapables de supporter le poids de l’intimidation ils se sont ôté la vie.

Ces jeunes font partie de notre communité. Certains se faisaient traiter de tous les noms : « tapette », « loser », « folle ». On les harcelait à cause de leur orientation sexuelle, de leur genre, de leur langue, de leur religion, de leur origine culturelle, de leur statut social, ou encore on les insultait parce qu’ils avaient une forme d’handicap.

Ça aurait pu être n’importe qui, vous et moi, votre propre enfant, vos frères et sœurs.

Une étude réalisée à Toronto révèle que toutes les 7 secondes, un enfant est victime d’intimidation. Toutes les 7 secondes, on fait sentir à un enfant qu’il est un moins que rien. Les garçons ont cinq fois plus de chance de tomber en dépression. Les filles victimes d’intimidation ont plus de trois fois plus de chances de tomber en dépression que leurs camarades qui en sont épargnées. Dans plusieurs cas, les conséquences de l’intimidation ne disparaissent même pas avec le temps : le Journal of the American Medical Association souligne que les « personnes qui ont été victimes d’intimidation ont davantage de chances de vivre une dépression et d’avoir une plus faible estime d’eux-mêmes à l’âge de 23 ans, même si en tant qu’adultes, ils ne sont plus victime d’intimidation et ne sont plus socialement isolés. »

J’ai demandé à de nombreuses reprises au gouvernement de faire preuve de leadership et de passer à l’action pour nos enfants, mais ils sont restés les bras croisés. En gardant cela à l’esprit, j’ai présenté la motion 385 demandant à la Chambre des communes d’établir une Stratégie nationale de lutte contre l’intimidation. Cette stratégie contribuerait à mettre en pratique les leçons tirées des études sur les différents types d’intimidation (physique, verbale, indirecte, en ligne) et à atténuer leurs effets sur les communautés du Canada. Tous les gens concernés pourraient se faire entendre et recevoir du soutien. Cela implique sans doute un soutien additionnel aux organisations déjà en place qui luttent contre l’intimidation et d’écouter directement les familles canadiennes concernées. Il est crucial d’écouter attentivement tout le monde afin d’établir les meilleures pratiques et d’éliminer ce fléau.

Après la première heure de débat, mon bureau a été inondé d’appels de citoyens de partout au pays qui suppliaient le gouvernement de trouver des solutions. Le vote pour la Stratégie nationale de lutte contre l’intimidation aura lieu le mercredi 21 novembre. Le parti conservateur n’a toujours pas indiqué s’ils appuieraient cette motion, même si plusieurs députés conservateurs ont déjà parlé en long et en large de la nécessité de venir en aide aux jeunes victimes d’intimidation. Il ne reste que très peu de temps avant le vote. Je sollicite donc votre appui : communiquez avec votre député et signez la pétition.

Faisons cela pour nos enfants.

Pour obtenir plus de renseignements, visitez le site : www.pourlesjeunes.ca

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